Les Médiévales au cinéma !

A l’occasion de la sortie du film « Le Roi Arthur, la légende d’Excalibur », retrouvez les équipes des Médiévales et de Croc Jeux, le mercredi 17 mai dès 13h, au Multiplexe Liberté à Brest.

Une après-midi d’animations vous y attend !

Troubadours, jongleur, cracheur de feu, … plongez-vous le temps d’une après-midi dans une ambiance médiévale !


Croc Jeux , l’antre des joueurs gourmands, vous accueille chaque jour, au 8 rue Augustin Morvan à Brest.

Retrouvez-y une équipe enjouée et passionnée !

Du Guesclin, Images et Histoire par Laurence Moal

L’UTL en Iroise organise mardi 25 avril à 14 h, au centre culturel L’Arcadie, à Ploudalmézeau, une conférence en partenariat avec Les Médiévales, sur le thème « Du Guesclin, images et histoire ». Laurence Moal, Professeur agrégée d’histoire et de géographie,  Docteur en histoire médiévale et Chercheur associé au Centre de Recherche Bretonne et Celtique (CRBC), animera cette conférence.

Bertrand Du Guesclin occupe une place privilégiée parmi les héros du panthéon national, même si son souvenir, en Bretagne, sa patrie d'origine, reste controversé. Figure centrale de la guerre de Cent Ans, il incarne ce Moyen Âge imaginé et rêvé qui continue de fasciner. La légende de ce guerrier s'incarne au travers d'une profusion d'images. Souvent figées (enluminures, peintures, gravures, statues, dessins, bandes dessinées) ou animées (cinéma), parfois de manière éphémère (théâtre, fêtes médiévales), elles sont autant de supports qui permettent de suivre la mémoire du personnage historique depuis sa mort, en 1380, jusqu'à nos jours. Si certaines de ces oeuvres sont très connues, d'autres sont oubliées ou même inédites. Au travers de la glorification ou le rejet de Du Guesclin, que montre-t-on de la société, des valeurs du temps ? Loin de la simple biographie, cette conférence fera découvrir l'évolution et l'utilisation du mythe de Du Guesclin à travers les siècles.

Article Le Télégramme du 22 avril 2017

L’UTL (Université du Temps Libre) en Iroise organise de nombreuses conférences culturelles tout au long de l’année. Pour découvrir leur programme ou les contacter, retrouvez les sur leur site : http://utleniroise.infini.fr/

La vie des renanais au Moyen-âge

Chaque  saison nous avons plaisir à retrouver les Compagnons de l’Hermine Radieuse qui animent avec talent le campement médiéval de votre festival.

Leur association regroupe des bénévoles passionnés qui communient autour d’un seul objectif : rendre notre histoire plus proche, plus vivante et donc plus accessible à chacun. Loin des fastes élitistes des cours princières ils centrent leurs efforts sur l’évocation de la vie populaire quotidienne, qui peut être n’est pas aussi distante de la notre que nous pourrions le penser !

Ils ont donc été amenés à étudier  divers aspects de la vie des renanais de cette époque. Nous vous invitons à découvrir plus bas leur travail au travers de leurs publications, téléchargeables.

Découvrez l’ensemble des activités des Compagnons de l’Hermine Radieuse ainsi que leurs contacts sur leur site internet : www.hermine-radieuse.net


La vie sociale

La vie rurale

L’étude de la vie rurale médiévale est un phénomène assez rare dans le milieu de la reconstitution historique. C’est à l’origine une demande de la part du  château de Crèvecœur en Auge, en vue de ses animations estivales, les compagnons de L’Hermine Radieuse se sont pris au jeu, et c’est devenu un pôle fort de l’association.

La vie économique et commerciale

La vie artisanale et commerciale est le cœur d’échanges économiques et sociétal. Nous évoquons l’activité de fileuse, d’apothicaire-épicier, d’enlumineurs… La monnaie au cœur de ces échanges sera évoqué par une présentation de pièces anciennes et de présentation du change et de la frappe des monnaies.

L’artisanat et les savoirs

La vie militaire

Les compagnons de l’Hermine Radieuse, par volonté de cohérence et de réalisme historique, se limite à l’évocation de francs archers et de bons corps ou de mortes-payes » encadré soit par un dizainier ou un capitaine de petite noblesse. La composition des gens d’armes en cette fin d’époque ducale vous est détaillé dans un article ou vous retrouverez ces différents corps. Ils abordent également les couleurs et livrés portés ceci dans les limitées des connaissances actuelles. Pour s’inscrire plus précisément dans notre Bas-Léon, ils vous proposent une étude sut la Montre tenue à Lesneven en 1481 et enfin publier de façon exhaustive dans le bulletin de la Société Archéologique du Finistère de 2004.

  • Gens de guerre sous François II duc de Bretagne 1458-1488 Télécharger
  • Au sujet des montres générales des nobles de l’évêché de Léon reçues à Lesneven en 1481 Télécharger
  • Vestures de livrées bretonnes en 1488 Télécharger
  • Vivre en sureté Télécharger

Le très subtil, habile, courtoys, azardeux et dangereulx art et mestier de la mer : Mer, marins et bateaux

La mer tient bien sur une place importante dans notre région, au XVème siècle comme actuellement. Connaître les rapports des hommes et de la mer permet d’appréhender les forces et les faiblesses du duché de Bretagne, la mer étant une de ses principales ressources, tant la pêche que le commerce.

L’art

Grand scandale sur la place du marché de Saint-Renan

« La prochaine édition des Médiévales, qui aura pour thème « Théâtre, contes et fabliaux », est l’occasion de faire connaître une scène décrite par Yves Lulzac dans ses   Chroniques oubliées des manoirs bretons.
Certes, l’épisode s’est déroulé en 1680, près de deux siècles après la fin du Moyen-Âge, mais il nous décrit des situations qui s’étaient sans doute déroulées de manière identiques à Saint-Renan à l’époque médiévale :
  • la représentation d’un « mystère religieux » sur une estrade dressée place du marché,
  • des spectateurs venus de toute la région.
Je vous en souhaite bonne lecture. »
Jos Saliou, historien éclairé de la vie renanaise, co-président de l’association Musée du Ponant.
Nous sommes en 1680 [ndlr : le siège de la sénéchaussée est encore à Saint-Renan. Il sera transféré à Brest l’année suivante].
Une troupe théâtrale a dressé une estrade sur la place du marché de Saint-Renan, pour la représentation d’un « mystère ».
Tous les acteurs sont en place, aidés par bon nombre d’enfants jouant le rôle des anges.
Guillaume Silguy, accompagné de Jean de Kersauzon et de son frère cadet, sortent de la Maison Rouge pour se lancer à la poursuite de René Bertrand, greffier de la Cour de Saint-Renan.
Nos trois gaillards se frayent un chemin à coup de bâtonn au milieu de la foule des spectateurs.
Ils escaladent la scène l’épée à la main et jettent tous les acteurs sur le pavé, y compris les « petits anges ailés »
Poursuivant leur course en direction du bas de la place, et sur le point de rejoindre le fuyard, ils sont arrêtés par une femme, Jeanne Halleguen, épouse d’un notaire royal de Saint-Renan, qui réussit à détourner l’épée du seigneur de Poncelin au moment où il s’apprêtait à en faire usage.
Certains spectateurs étaient venus de Recouvrance, de Tréouergat, de Ploudalmézeau et même de Plougasnou. Appelés à témoigner sur cette affaire, ils étaient scandalisés que des gentilshommes aient osé troubler un spectacle aussi édifiant et populaire, mais surtout qu’ils se soient permis d’escalader la scène « …à l’appui des épaules des paysans qu’ils faisaient se courber pour servir de mouton… »
Condensé de l’intéressante chronique d’Yves Lulzac, Chroniques oubliées des manoirs bretons, tome 3, Nantes, 2001

De quand datent les premières fêtes médiévales ?

Nous remercions Thierry Meurant du site medieval-online.com d’avoir répondu à cette question.

La curiosité suscite cette question : de quand datent les premières fêtes médiévales ?

Il est très difficile de répondre, car de tous temps (post-médiéval bien sûr), des manifestations à caractère historique et à thématique médiévale ont été organisées.
Encore faudrait-il s’entendre sur la définition d’une fête médiévale : si l’on est certain qu’une fête inclut des personnages costumés, peut-on classer les seules cavalcades ou défilés comme fête ? Il semble que la réponse soit positive, car il faudrait alors supprimer des calendriers actuels nombre de manifestations centrées sur la seule exhibition d’acteurs costumés. Ou doit-on en attendre des reconstitutions de combats, de joutes, de scénettes quotidiennes ? Des échoppes; des campements ? Des animateurs ou des reconstituteurs ?

Ce qui nous amènerait à un débat très actuel sur ce que doit être une fête médiévale, débat dans lequel les lecteurs de nos calendriers depuis 2003 auront remarqué que nous nous efforçons de ne pas entrer… et qui nous éloignerait du seul but de cet article qui est de savoir si l’on peut fixer une période d’apparition de ce type de festivité.

Mais hélas, là aussi, il semble que de nombreux recueils historiques ou monographies communales puissent revendiquer l’existence de fêtes anciennes, avant même l’apparition de la photographie. Un seul exemple : pour financer la reconstruction de l’église de Blâmont (54), une cavalcade fut organisée le 7 février 1852, représentant l’entrée du duc de Lorraine René II dans la ville le 24 mars 1504, suivi de trompettes, héraut d’armes, gouverneur, pages, officiers, hommes d’armes, etc. Etait-ce une fête médiévale ? Ni plus, ni moins, que de nombreux défilés, carnavals ou processions médiévales actuelles.

Après l’apparition de la photographie, certaines manifestations sont immortalisées par la carte postale. Nous vous invitons à découvrir quelques exemples, de qualités très diverses, mais dans lesquels on peut constater souvent une paradoxale « modernité », qui ne fait que confirmer l’impossibilité de répondre à la question en titre, sur la page suivante : http://www.adagionline.com/fetes.htm